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Venue de Brahmachari Shubamrita Chaitanya

WE du 27 au 29 juin 2014

Grand moment de l’année au Centre Amma Ferme du Plessis

shubji01La venue en France de Br. Shubamrita, un des plus anciens disciples d’Amma, est une occasion exceptionnelle.

Traducteur d’Amma, il est particulièrement familier avec son enseignement qui est émaillé de nombreuses anecdotes délicieuses de la vie quotidienne avec ce maître contemporain unique.

Le programme de ces journées comprend des causeries éclairantes et vivantes, des chants magnifiques (bhajans) pleins de dévotion et de joie, c’est aussi l’occasion de méditer ensemble, de poser nos questions, d’avoir les dernières nouvelles… de profiter de la beauté de ce lieu de ressourcement en constant développement…

Et vous pouvez venir aussi quelques jours avant pour préparer cet événement avec l’équipe du Centre !

En Amma,
Bri. Dipamrita.

Pour vous inscrire, contacter le secrétariat de la Ferme du Plessis : 02 37 37 44 30 (permanence de 11h à midi) ou centreamma@etw-france.org.

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L’évènement sur Facebook

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Le Kenya sur la voie de l’autonomisation

25 Mai 2014 – Source

Br. Shubamrita Chaitanya a effectué une visite au Kenya du 22 au 29 avril. Il y a donné deux enseignements publics sur les thèmes « Vivre sans peur » et « Donner du sens à sa vie » à l’auditorium du temple Balaji et à Langham Court. Ces deux programmes ont attiré un public très nombreux qui a beaucoup apprécié les conférences, les chants dévotionnels et la méditation guidée.

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Monsieur Yogeshwar Varma, Haut Commissaire de l’Inde, a été accueilli en tant qu’invité d’honneur à Langham Court. Il s’est adressé à l’audience en remerciant chaleureusement Amma et le Centre Amrita Kenya pour les efforts constants fournis en vue de propager les valeurs spirituelles au Kenya et pour leur engagement au service des pauvres et des nécessiteux – sans considération d’appartenance religieuse, ethnique ou sociale.

Le 23 avril, Br. Shubamrita a fait un discours sur le thème : « Étreignez vos rêves » devant 120 jeunes Kenyans suivant actuellement une formation professionnelle à l’Institut CAP pour le Développement des Jeunes à Bururburu. Il a invité les jeunes à réfléchir à leurs ambitions personnelles et à concevoir des projets concrets pour mener une vie réussie et engagée.

À l’invitation de Monsieur Moses Akaranga, Gouverneur du Comté de Vihiga, Br. Shubamrita s’est adressé aux cadres du gouvernement en traitant les questions de la gouvernance sociale et du leadership.

Mais ceux qui attendaient avec le plus d’impatience la visite de Br. Shubamrita, c’étaient les 110 enfants du foyer Amrita Watoto Boma de Athi River. Les élèves lui ont fait part avec fierté de leur réussite scolaire avant de lui parler à bâtons rompus. Ils se sont mis à chanter et à danser en répétant sans arrêt la même question : « Quand Amma va-t-elle venir nous voir ? » Le projet de permaculture sur le terrain du foyer s’est développé de manière très harmonieuse et procure aux enfants d’Amma de la nourriture bio tout en offrant un magnifique espace de verdure dans un parc luxuriant. Une serre a également été construite afin de cultiver d’autres variétés de légumes nourrissants pour les enfants et le personnel du foyer. Tous les dimanches, plus de 200 enfants des quartiers précaires environnants sont invités au foyer où ils reçoivent gratuitement nourriture et petites collations.

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Le 28 avril, Br. Shubamrita a inauguré la seconde campagne de soins chirurgicaux oculaires gratuits entreprise par le M.A. Math Charitable Trust, en collaboration avec « Vision Beyond » et le Lions Club MJF Balaji de Nairobi. Sur les 1372 patients examinés dans l’ensemble du pays, 120 cas de cataracte avancée proche de la cécité ont pu être opérés gratuitement à l’hôpital communautaire Shalom de Athi River. Sept médecins et infirmières sont venus pendant une semaine d’Espagne pour pratiquer bénévolement les opérations. En décembre 2013, l’hôpital Shalom a établi un partenariat avec l’Institut Amrita des Sciences Médicales de Cochin afin de bénéficier de consultations gratuites de spécialistes de très haut niveau dans le cadre du projet de Télémédecine.

Il est très inspirant de voir se diffuser l’amour et la compassion d’Amma partout dans ce beau pays grâce à divers projets et activités. Bien que physiquement loin d’Amma, les bénévoles d’Amrita Kenya – qui s’efforcent de vivre selon ses enseignements en mettant en œuvre de multiples projets – sont spirituellement très proches d’elle.

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Amma lance le festival de Pongala au Temple Srayikkad

2 mai 2014 – Srayikkad, Alappad Panchayat, Kollam – Source

À la demande des habitants de Srayikkad, Amma a inauguré ce matin le festival Rohini Pongala au Temple Paschimeshwaram.

Amma a remonté Beach Road à pied vers 8 heures du matin pour se rendre au temple de Paschimeshwaram, à Srayikkad. Les villageois avaient décoré la route avec force banderoles, rangoli et pétales de fleurs et ils avaient allumé des lampes à huile.

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À son arrivée, Amma est entrée dans le temple et a fait le tour de la déité du lieu avant d’allumer le feu sous le premier pot de payasam (dessert lacté sucré). Dans le cadre de cette fête religieuse, des femmes du village s’étaient rassemblées par centaines pour participer à la préparation du payasam.

Comme le veut la tradition, elles avaient apporté de chez elles des pots d’argile et les ingrédients nécessaires à sa confection.

Après avoir allumé le feu, Amma parla de la signification de cette fête du temple :

« C’est grâce à leur foi inébranlable en Dieu et à leur dévotion que les gens de la côte sont les dépositaires de notre culture bénie. Ne l’oubliez pas, ne permettez pas qu’elle soit détruite. Consacrons notre vie à transmettre cette culture à nos enfants et à la société. »

« Pongal veut dire ‘déborder.’ Pongal, c’est l’humanité qui déborde d’amour pour la nature et la nature qui déborde d’amour pour l’humanité. Les hommes réjouissent la nature grâce à leurs bonnes pensées et leurs bonnes actions et la nature bénit les Hommes avec d’abondantes récoltes. Pongal, c’est le symbole de l’esprit universel et de l’esprit individuel qui débordent et ne font plus qu’un. »

« Matru-devo bhava, Pitr-devo bhava, acharya-devo bhava atithi-devo bhava – (puissiez-vous voir Dieu en votre mère, Dieu en votre père, Dieu en votre professeur, Dieu en vos invités – tel est l’enseignement du Sanatana Dharma. Respectez et bénissez tout. Pourquoi ? Parce que Dieu seul existe. Que cette fête de Pongal soit l’occasion pour vous de faire pénétrer cette culture – ainsi que Dieu – profondément en vous et de la propager.

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« Les festivals qui ont lieu dans les temples concernent tous ceux qui vivent dans les environs. Même ceux qui travaillent au loin ne manquent pas de revenir pour y participer. Tout le monde s’assoit ensemble afin de partager le repas et de discuter en commun du bon vieux temps. C’est l’occasion de ressentir la joie et l’exubérance qui naît lorsque les cœurs communient. Ces festivals sont des moments sacrés qui nous aident à instaurer l’amour et l’unité et à nourrir nos relations. »

« Amma voudrait demander à chacun de venir sans faute chaque jour au temple, de s’asseoir, prier et faire l’archana en commun ainsi que de faire ensemble plusieurs fois le tour du temple. »

Les villageois étaient tout heureux qu’Amma participe aux célébrations du temple local pour la seconde fois dans le mois.

–Sakshi

Temple de Kali

« Voir Dieu en toute chose, voilà le véritable bhava de la puja » Amma

15 mai 2014 – Amritapuri – Source

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C’était la veille du départ d’Amma pour deux mois de tour au Japon et en Amérique du Nord. Elle avait réuni tous les ashramites dans le Temple de Kali pour une dernière réunion. Après avoir abordé différents sujets administratifs et relatifs au séva, Amma posa soudain la question suivante : « Quel est l’intérêt de faire une puja ? » Apparemment, quelqu’un avait déclaré que l’on n’avait pas besoin de puja (rituel d’adoration) dans un ashram où l’on se concentre sur l’Atma-Vicara – la Contemplation du Soi.

Amma dit ceci : « Quand nous sommes enfants, nous apprenons ce qu’est un perroquet en regardant une image. Une fois que nous savons ce qu’est un perroquet, l’image cesse d’être nécessaire. De même, chaque apprentissage comporte plusieurs étapes. Ainsi, la puja est aussi une autre façon de se concentrer sur la conscience universelle. »

Amma demanda alors à des brahmacharis qui font des pujas comme une pratique de service désintéressé de témoigner. L’un d’eux confia qu’Amma lui avait toujours dit que c’était l’attitude avec laquelle il réalisait la puja qui était l’élément le plus important. Il partagea ceci : « Faire une puja avec l’attitude juste apporte du bonheur à la fois au pujari et à celui qui a demandé la puja. Quand nous faisons une puja, nous commençons par réciter le Samarpanam pour dédier la pratique à la conscience universelle. Cette façon de faire une puja calme le mental. Même les ashrams consacrés exclusivement à l’étude de l’Advaïta acceptent la puja comme une étape pour purifier le mental. »

« C’est exact, reprit Amma, l’Advaïta est la fondation. Même Sankaracharya, qui a répandu l’Advaïta, a consacré beaucoup de temples dans lesquels on devait faire des pujas. Il n’a jamais rejeté le principe la puja.

Le but de la puja est de nous aider à contrôler le mental. Comme le japa (récitation du mantra), la puja est une forme de concentration. Si quelqu’un affirme que les pujas sont contraires à l’Advaïta, parce que cela implique l’identification à la notion de « je fais », alors la récitation japa du mantra est aussi contraire à l’Advaïta. Dans cette logique, le soi-disant disciple de l’Advaïta ne peut ni pratiquer le japa, ni prier. En effet, toutes ces pratiques spirituelles impliquent une dualité. Sans dualité, il ne peut y avoir ni gourou ni disciple. On ne peut même pas envisager de contempler « Je suis l’Atman » puisque dans ce genre de contemplation, il reste une pensée individuelle limitée, n’est-ce pas ? Même dans mananam (réflexion védantique), il y a la dualité. »

Ensuite Amma se mit à parler des Temples Brahmasthanam construits par le Mata Amritanandamayi Math et consacrés par Amma. « Les temples Brahmasthanam ont été construits parce que les dévots voulaient faire quelque chose qui pourrait les aider à inverser la diminution du nombre de personnes qui consacrent une pièce du foyer à la puja. » dit-elle. « Le but, c’est qu’il y ait des lieux où les dévots puissent se rassembler, participer directement au culte, écouter des satsang, partager de la nourriture prasad, et donner la possibilité aux gens d’aider les défavorisés – aider les enfants des villages pauvres à accéder à l’éducation, prendre soin des aînés négligés … C’est pour cela qu’Amma a construit ces temples. Mais n’oubliez pas ce qui est fondamental : la puja est un moyen de purifier le mental. »

Amma continua en disant : « Voyons la vie elle-même comme une forme de puja. Vivez avec ce bhava de la puja – voyez tout ce que vous faites comme une pratique spirituelle, acceptez tout ce qui vous arrive comme du prasad. Savoir que tout être, toute chose est la manifestation de l’Atman, que l’on vous réprimande ou que l’on vous félicite – ça c’est véritablement l’Advaïta. Apprenons à accepter tout comme une grâce. Ou bien apprenons à voir ce qui est négatif chez l’autre comme le reflet de nos propres défauts. Ce genre d’attitude est le bhava de la puja. Au final, le bhava de la puja, c’est voir le Soi, ou Dieu, en toute chose. Même si c’est difficile au début, petit à petit le sentiment d’unité apparaît. »

« L’escalier n’est nécessaire que pour arriver à l’étage supérieur. Pour Amma, il n’y a rien à rejeter ; tout est accepté dans l’amour. En ce qui concerne les sentiments des autres, les aspirants spirituels devraient apprendre à aimer tout le monde, à respecter tout le monde et à ressentir les difficultés des autres comme si c’étaient les leurs. Certains n’ont pas la chance d’avoir la vie douce. En sachant cela, partagez avec les autres la douceur que vous avez eu la chance de recevoir. »

« Comme le corbeau de la parabole qui devait jeter des cailloux au fond du vase au long col pour pouvoir boire de l’eau, efforçons nous autant que possible d’invoquer Dieu à l’intérieur. Le but est de contrôler notre mental. Les formes multiples de pratiques spirituelles sont toutes des moyens d’atteindre cet objectif commun. Amma ne peut donc en rejeter aucune. Elles ont été établies par les rishis, et les rishis n’étaient pas des idiots. Comme ils voyaient Dieu en tout, ils acceptaient tout – considérant que tout était un bon moyen d’aider le mental à se concentrer. Si on examine en profondeur toutes les pratiques spirituelles – même le simple fait de se chanter des bhajans – vous verrez qu’elles ne sont pas différentes de l’Atman ; ce sont en fait des clés pour nous ouvrir à cette vérité. »

—Sakshi

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Satsang d’Amma au temple de Kali.

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Satsang d’Amma au temple de Kali.

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Satsang d’Amma au temple de Kali.

Amma à Tokyo

Tokyo, Japon -19-21 mai 2014 – Source

Première étape du tour de l’été 2014 au Japon. Amma s’y rendait pour la 24ème fois. Dès son arrivée à l’aéroport de Narita, à Tokyo, Amma a été accueillie par des dévots débordant de joie qui lui ont offert des guirlandes et des fleurs en signe de gratitude et de respect.

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Durant les trois jours qui ont suivi, Amma a donné des programmes publics au Centre Ryutsu de Tokyo (TRC). Chaque jour, des centaines de dévots ont fait la queue depuis l’entrée du bâtiment jusqu’au hall où se déroulait le programme, le cœur rempli de la joie de retrouver les bras d’Amma après une longue année d’attente. Au cours des programmes, Amma guidait chaque jour une méditation, avant de donner le darshan à tous les dévots. Elle menait ensuite les bhajans. Pendant son satsang, Amma a de nouveau insisté sur la nécessité de redonner des valeurs à la société.

Les dévots japonais avaient organisé un très bel ensemble de programmes culturels qui furent présentés à Amma durant ces trois jours : diverses danses traditionnelles et une danse méditative au son d’une flûte mélodieuse. Pendant le darshan, des groupes de satsang venus des quatre coins du Japon ont également chanté des bhajans.

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Son Excellence Deepa Gopalan Wadhwa, Ambassadrice de l’Inde au Japon et son Excellence Élisabeth Bertagnoli, Ambassadrice d’Autriche en Corée du Sud ont officiellement souhaité la bienvenue à Amma.

Mme Deepa Gopalan a remercié Amma pour sa venue au Japon, pour les secours d’urgence et son œuvre dans les domaines de l’éducation et de la santé, et pour les millions de maisons construites gratuitement dans le monde entier.

Dans son discours, Mme Élisabeth Bertagnoli a exprimé sa gratitude à Amma d’être venue au Japon et son espoir que le message d’amour d’Amma apportera la paix dans une région ayant récemment connu de graves tensions.

Après Tokyo, Amma s’est rendue à Seattle, aux Etats-Unis, pour la suite du tour.

– Tulasi

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Une mère avec ses enfants

Posté le 23 mai 2014 -Temple Sensō-ji, à Tokyo – Source

Il a quelques années, j’ai participé à des programmes d’Amma au Japon. Après le programme de Tokyo, je suis allé voir les temples des environs. Je suis allé au temple Sensō-ji, un ancien temple Bouddhiste situé à Asakusa, dans la ville de Tokyo. C’est le plus ancien temple de Tokyo et l’un des plus importants. Le temple est dédié au Bodhisattva Kannon. Il était autrefois associé à la secte Tendai, il est devenu indépendant après la deuxième guerre mondiale.

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En contournant le temple, j’ai été agréablement surpris de voir la statue d’une mère avec ses enfants. La statue m’a rappelé Amma et le logo d’Amma.

sensojiCette statue s’appelle ‘Bo-shi Jizò’. Jizo est une statue très courante au Japon. ‘Bo-shi’ signifie « mère et enfant ». Sous la statue et sur le drapeau rouge qui flotte à côté, il est écrit : « Ce Bo-shi Jizo a été érigé afin de consoler les esprits des mères et des enfants que la confusion qui régnait à la fin de la deuxième guerre mondiale a empêchés de quitter la Chine pour revenir au Japon.» Cette statue représente la prière qui dit : « Ne répétons pas l’erreur (de la guerre) une nouvelle fois » et elle console également les esprits des mères et des enfants qui ont perdu la vie pendant la guerre.

Amma fait la même chose : elle console ses enfants dans le monde entier !

Festival Masala Dosa

15 Mai 2014, Amritapuri – Source

Il y a quatre ou cinq ans, à l’approche de la tournée d’Amma au Japon et en Amérique – qui devait durer deux mois -, Amma a décidé de faire quelque chose de spécial pour les quelques 3000 résidents de l’ashram qui restaient à Amritapuri. En fait, même si elle avait déjà vu individuellement la totalité des 3000 résidents – sannyasis, brahmacharis, brahmacharinis, ainsi que les autres résidents – Amma souhaitait en faire plus. Qu’a t-elle décidé de faire? Comme la plupart des mères, elle a choisi de cuisiner pour ses enfants. Plus de 3000 masala dosas plus tard, une nouvelle fête était née à Amritapuri – la fête de la Masala Dosa.

La Masala Dosa est maintenant devenue une tradition annuelle à Amritapuri et, cette année encore, elle a été respectée. Le 15 mai, Amma est restée dans le hall à la fin des bhajans, en enchaînant la cuisson des dosas. Au bout d’un moment, elle s’est mise à servir, pendant que les brahmacharis et brahmacharinis continuaient la cuisson sur une dizaine de réchauds. Après avoir servi une dosa à chaque résident de l’ashram, Amma a dit à tout le monde de manger toutes les dosas qu’ils voudraient.

Je pense que le pandit a dit vrai : il n’y a que quand on donne l’atma-jnanam ou de la nourriture que celui qui reçoit finit par dire « alam » (assez.) Jusqu’à l’année prochaine.

–Dass

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Amma fait des Masala Dosa

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Amma nourrit tous les résidents de l’ashram avec des Masala Dosa après les bhajans du soir

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Amma montre UNE GRANDE crêpe dosa cuite

En sécurité dans les bras d’Amma

Publié le 13 mai 2014 – Source

Une survivante du séisme de 2001 au Gujarat raconte son histoire

Je m’appelle Laxmi. J’ai passé mon enfance avec ma famille dans le Gujarat. Le 26 janvier 2001, un séisme nous a frappés. J’ai vu notre appartement s’effondrer sous mes yeux. Tout fut réduit en poussière. Tout était recouvert de débris. J’ai entendu beaucoup de gens gémir, et j’en ai vu d’autres courir en tous sens à la recherche de leurs proches. Moi aussi je faisais comme eux, je cherchais ma mère et mon frère aîné, qui étaient restés coincés dans notre appartement dont il ne restait plus que des décombres. Ce jour-là, je les ai perdus tous les deux ; j’ai également perdu mon toit et mes amis. Inutile de dire que la jeune fille de 13 ans que j’étais était accablée.

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Mon père n’a pas assisté pas à la catastrophe. Il était alors au travail, et a vécu une autre tragédie : la destruction totale de son entreprise. Il fit ensuite la seule chose qui pouvait nous consoler, lui et moi : aller chercher refuge auprès de notre Amma. Nos vies ayant été anéanties, nous nous rendîmes au Kérala à l’ashram d’Amma, durant le première semaine de février, avec les cendres de ma mère et de mon frère. Amma nous invita dans sa chambre. Elle nous consola et sécha mes larmes. Elle me prit dans ses bras et me dit de ne pas m’inquiéter, qu’elle serait toujours avec moi. A ce moment-là, j’ai cessé d’avoir le sentiment que j’avais perdu ma mère. J’ai compris qu’Amma était la seule personne à pouvoir effacer mon chagrin. Amma parla de mes études et décida de m’inscrire à l’école Amrita Vidyalayam de Kodungallur. Elle m’expliqua que je pourrais étudier dans ses institutions aussi longtemps que je le souhaiterais. Elle ajouta que, si j’avais besoin de vêtements ou de quoi que ce soit d’autre, je n’avais qu’à le lui dire.

Cela me permit de faire l’expérience de l’amour et de la compassion sans limite d’Amma. Quelques mois plus tard, à l’approche de la tournée de l’Inde du Nord, Amma me demanda de la suivre pour que je puisse continuer à demeurer à ses côtés pendant cette étape critique de ma vie. Elle me fit comprendre que je n’étais pas seule.

Mon père retourna rapidement dans le Gujarat pour essayer de reconstruire son entreprise et je poursuivis mes études. Comme je rencontrais quelques difficultés scolaires à Kodungalloor, Amma me suggéra de m’inscrire à l’école secondaire Amrita Vidyalayam de Parippally, située juste à côté de l’orphelinat Amrita Niketam. De nombreux enfants de l’orphelinat – orphelins ou abandonnés – y sont solarisés. D’autres y sont accueillis car leurs parents ne peuvent subvenir matériellement à leurs besoins. Là, Amma me conseilla de parler aux orphelins et d’écouter leurs récits. Cela m’a aidée à dominer mes émotions et à comprendre que je n’étais pas la seule à souffrir. Bien des enfants se trouvent en fait dans des situations pires que la mienne.

Un an plus tard, il m’arriva une chose à laquelle je ne m’attendais absolument pas : mon père me téléphona pour m’annoncer qu’il se remariait, juste au moment où je terminais les examens de première année de lycée. J’étais complètement bouleversée. Alors que je ne m’étais pas encore remise de la disparition de ma mère et de mon frère, cette nouvelle me chamboula complètement. J’allai voir Amma pour lui faire part de mon ressenti mais, avant même que j’aie pu prononcer une seule parole, elle me prit dans ses bras, essuya mes larmes et me dit : « Ma fille, ne t’inquiète pas, Amma est toujours avec toi. » Ses paroles me redonnèrent suffisamment d’espoir et de confiance pour aller de l’avant. Oui, Amma est toujours là avec moi.

À la fin de mes études secondaires, Amma m’encouragea à préparer une licence en Gestion à l’Ecole Amrita d’Arts et de Sciences d’Amrita Vishwa Vidyapeetham. Elle veilla, là encore, à ce que je n’aie rien à payer, ni logement ni frais de scolarité. C’est avec sa grâce et son soutien que j’obtins mon diplôme.

Alors, je voulus travailler pour l’une des institutions de l’ashram mais, à ma grande surprise, Amma me demanda d’aller travailler à l’extérieur. Comme, pour moi, aucun lieu n’est plus sûr que l’ashram d’Amma, je Lui demandai souvent si je pouvais travailler au sein même d’Amrita. Elle me dit : « Ma fille, Amma veut que tu travailles ailleurs pour que tu comprennes mieux le monde extérieur. Je veux que tu sois forte et indépendante. » Ses mots m’ont donné de la force et, grâce à la confiance qu’Elle m’avait insufflée, je fus bientôt embauchée dans une multinationale. Au début de mon contrat, Amma me donna des conseils pour me loger, me déplacer – et même pour vivre au jour le jour. Elle me dit aussi de mettre le maximum de mon salaire de côté pour préparer mon avenir.

Lorsque je lui fis part de mon souhait de me fiancer avec le garçon que j’avais choisi, Amma l’invita avec sa famille pour en discuter, comme le font les parents de la fille en de telles circonstances. Amma expliqua qu’elle célébrerait le mariage lorsque nous serions prêts. La cérémonie a eu lieu aujourd’hui, 13 mai 2014, lors d’un darshan public. Malheureusement, mon père n’y a pas assisté car il est opposé à ce mariage. Aujourd’hui, c’est Amma qui m’a servi de soutien familial.

Quand je suis arrivée à l’ashram, Amma m’a appelée avec amour et a personnellement choisi les bijoux et le sari du mariage. Elle a vérifié chaque détail, comme ma propre famille l’aurait fait. Les résidents de l’ashram se sont occupés de moi et je me suis à nouveau sentie comme à la maison. L’amour et le soutien d’Amma et des résidents ont effacé la tristesse due à l’absence de mon père.

Le mariage a été un grand moment de joie dans ma vie. Tout l’ashram, Amma, les grands swamis et les résidents nous ont comblés de leurs bénédictions, de leurs bons vœux et de leurs prières. Traditionnellement, c’est le père qui prend la main de sa fille pour la placer dans celle du fiancé et  donner la responsabilité de sa fille à son gendre. Dans mon cas, c’est Amma, la Mère et le Père universels, qui a accompli ce rite avec amour, en mettant ma main dans celle de Bimal. Après le mariage, Amma a demandé au micro à toutes les personnes présentes de prier pour notre famille et de bénir notre nouvelle vie. Tous les membres de l’assemblée ont été extrêmement touchés d’être témoins de la profondeur de l’amour et de la compassion d’Amma. Au tout début de notre vie de jeunes mariés, Amma nous inondait de ses bénédictions spirituelles. Elle nous a même dit d’aller en  lune de miel à Singapour.

Amma m’a prodigué tant d’amour et de soins que, même si j’ai perdu ma mère biologique, je ne me suis jamais sentie seule. Je sens à tout moment la présence d’Amma, et cela m’apporte énormément de force et de bonheur. Amma a transformé ma vie et la vie de tant d’autres. Grâce à toutes les expériences qu’elle m’a fait vivre, je me considère comme la personne la plus heureuse du monde. On dit que le paradis existe partout où il y a de l’amour. C’est ce que j’ai ressenti : oui, Amritapuri est bien le paradis sur Terre.

Laxmi Soni

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AIMS a signé un protocole d’accord avec l’Anglia Ruskin University

7 mars 2014 – AIMS, Cochin – Source

L’institut des Sciences médicales Amrita et l’ARU (Anglia Ruskin University) du comté d’Essex au Royaume-Uni ont signé un protocole d’accord le 7 mars 2014 pour une collaboration internationale dans le domaine de la santé et de l’enseignement supérieur, dans le cadre des « South Asia Initiatives ».

C’est en réalité un partenariat tripartite établi entre des Instituts d’État de pays partenaires d’Asie du sud, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique. Ce réseau – comprenant plusieurs pays d’Asie du sud et le Royaume-Uni – va promouvoir, au niveau mondial, des échanges de connaissances et de compétences profitables aux étudiants et à l’ensemble de la population.

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En outre, ce protocole établira un accord « Amrita – ARU » qui facilitera l’installation d’un Centre d’Excellence – permettant une collaboration dans le domaine de la santé publique et des spécialités cliniques.

Les objectifs majeurs de la collaboration sont la promotion du développement et de la formation en matière de santé et de pratique médicale pour les étudiants en médecine mais également la collaboration avec l’Institut médical de troisième cycle, le service de santé public, les services d’enseignement et de recherche, la création d’approches innovantes pour les patients, le développement de la recherche préclinique translationnelle et l’optimisation des ressources – grâce à des projets menés ensemble.

Nouvelle salle de classe pour une ère nouvelle

15 mars 2014 – Source

En Inde, l’un des magazines en ligne les mieux côtés, « Digital Learning, » joue un rôle essentiel dans la prise de conscience de l’importance des TIC (Techniques de l’Information et de la Communication) pour améliorer l’accessibilité et la qualité de l’enseignement dans le pays. Le Professeur Kamal Bijlani, directeur du laboratoire de recherche en E-learning, était interviewé par Anushi Agrawal (correspondant en charge de l’enseignement numérique) pour l’article à la Une du numéro de mars : « Nouvelle salle de classe pour une ère nouvelle. »

Ci-dessous quelques extraits de cet article.

Cet article cherche à montrer les diverses solutions proposées par les TIC pour un enseignement et un apprentissage ludiques et dynamiques. La technologie de l’enseignement est une industrie émergente bénéficiant d’une évidente et croissante popularité au sein de notre système éducatif. Cet article met en lumière les enjeux de l’apprentissage ‘numérique’ et présente à la fois les objectifs de cette industrie et les défis à relever en Inde.

Laissons la parole au professeur Kamal Bijlani, directeur du Laboratoire Amrita de Recherche en E-Learning :

« Globalement, le mode traditionnel d’apprentissage et d’enseignement a vécu. Tableaux noirs et craies sont appelés à disparaître et à être remplacés par différents modèles d »apprentissages hybrides’. Ce nouveau modèle impliquera un effort égal aux professeurs et aux étudiants, ce qui dynamisera le processus d’apprentissage ».

Selon le professeur, dès que le gouvernement aura défini la réglementation concernant la façon d’enseigner en Inde, « on assistera rapidement à une véritable explosion du marché en ligne. La stigmatisation de l’enseignement à distance évoluera. Cet énorme potentiel sera ouvert à tout un chacun, partout, à prix abordable, dans toutes sortes de domaines, et dans divers formats. Les universités ne pourront plus se contenter de proposer un enseignement traditionnel, elles devront en parallèle proposer un enseignement en ligne.

Des professeurs en informatique suivent des cours virtuels dans plus de 100 écoles d’ingénieurs à travers toute l’Inde. Plus de 20 000 écoles sont connectées en réseau grâce à un système de visioconférence (A-VIEW) mis en place pour les cours en ligne – permettant ainsi une collaboration sur tableau blanc et un échange de savoirs. Plus de 15 000 enseignants sont formés virtuellement en même temps jusque dans les endroits les plus reculés du pays.

Il ne faut comme infrastructure de base que des ordinateurs, une connexion internet et un intérêt pour les outils informatiques. L’explosion d’internet dans le pays a conduit à l’explosion de ce secteur d’activité. Officiellement, le taux de croissance est de 8 à 10 %, mais il s’agit là d’un scénario très conservateur. Cette industrie a un potentiel immense ; sur le terrain, le taux de croissance est beaucoup plus élevé. Mais cette croissance dépend du développement global de l’infrastructure et des contenus. »

Le Professeur Bijlani, qui a remercié le gouvernement d’être constructif et encourageant dans ce domaine, déclare : « Le gouvernement a donné une énorme impulsion dans ce secteur en finançant plusieurs programmes de TIC au travers de sa Mission Nationale sur l’Éducation. Il joue un rôle énorme en faveur de l’intégration sociale en favorisant l’utilisation des TIC dans le système éducatif ».

L’article se termine sur une note positive : « La tendance est à la hausse, beaucoup de gens vont se montrer intéressés, les choses vont se réorganiser. Les fournisseurs indépendants vont probablement se regrouper et commencer à proposer des services communs. C’est dans l’ordre des choses. »

Données chiffrées :

L’Inde peut se vanter de posséder le plus vaste système d’enseignement supérieur du monde. Plus de 610 universités (dont 130 universités reconnues) ont un statut légal. 36,000 écoles sont affiliées à ces universités ainsi qu’un nombre très important d’établissements d’enseignement technique et médical, des écoles de droit, de dentisterie, d’infirmières et des IUT polyvalents.